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 S01E01 - Les Champions de l'Olympe


ϟ les anges du désir et du pouvoir vous accordent ce passage unique

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Admin

Date d'inscription : 12/11/2014
Messages : 1036
Profession : styliste ainsi que créatrice de mode.
Lieu de vie : dans une villa prestigieuse proche de la cité de cleyn.
Préférence(s) : les hommes, même si elle ne cesse de baver sur les courbes de sa princesse et qu'elle est fortement attirée par elle.









MessageSujet: S01E01 - Les Champions de l'Olympe   Lun 17 Nov - 17:57










introduction
Paradise Island, une île baignée dans une civilisation typiquement grecque. Une île créée par cinq divinités pour qu’elle ne soit exclusivement que réservée à des femmes. Celles-ci rendues vivantes, à partir d’argile, par ces déesses grecques. Appelées Amazones, elles sont redoutables et de parfaites maîtresses au corps à corps. Elles excellent dans l’art du combat. Rien ne peut les arrêter. Soudées entre elles, comme le veut la fraternité en étant des sœurs, elles tiennent à rester ensemble, jusqu’à la fin. La présence des hommes n’est vivement guère souhaitée au risque d’atterrir dans les griffes des guerrières…

Plusieurs années durant, un homme nommé Arès avait fait son apparition sur l’Île dans l’unique objectif de dissoudre la cité des Amazones. Avec ses hommes, il monta une armée et débarqua, sans crier égard, sur Paradise Island. Les Amazones continuaient de vivre leur vie paisiblement. Certaines restaient groupées pour discuter de tout et de rien, d’autres qui s’entraînaient dans leur arène tandis que quelques-unes restaient avec leur Reine, la Reine Hyppolite, pour établir de meilleurs aménagements de leurs biens, de protections de l’Île pour éviter des êtres indésirables.  Aucune d’entre elles ne s’était souciée du drame qui allait suivre. Sauf, peut-être, la Reine qui avait eu un mauvais pressentiment. Cela se lisait sur son visage. Les sourcils froncés, un œil qui regardait sur son côté… Au fond d’elle, Hyppolite ressentait le malheur qui s’abattrait, incessamment sous peu, à sa propre civilisation. Il était de son devoir de préserver ses compatriotes et de veiller à ce qu’elles ne puissent rien leur arriver. Bien qu’elles soient, chacune, aptes à combattre et à lutter pour survivre, le peuple comptait de jeunes demoiselles qui n’avaient pas encore atteint l’âge de pouvoir manipuler une arme ou de se battre contre un adversaire redoutable. Les craintes de la souveraine se rapprochaient au fur et à mesure que les minutes défilaient. En effet, un brouhaha assourdissant avait commencé à se faire entendre à l’extérieur des appartements de la souveraine. Sans plus attendre, elle s’était levée de son emplacement, se dirigeant rapidement vers la sortie. Les yeux posés dehors, la vue était horrifiante.

Le feu était le principal maître de ce chaos. Tout était sans dessus dessous. Les magnifiques bâtisses grecques ont été détruites. Les débris parsemaient les sols, les flammes ajoutaient de la lumière, de la couleur aux arbres… Les hommes d’Arès avaient déjà attaqué plusieurs Amazones dont certaines continuaient encore de se battre pour les vaincre. Le temps n’était pas au rendez-vous pour permettre d’établir un plan d’action. Rapidement, toute la population amazonienne s’était précipitée dans le combat pour secourir leurs sœurs et mettre un terme à ce massacre. De l’autre côté, Hyppolite avait sauté dans le tas pour affronter Arès et le mettre hors d’état de nuire. Sa colère était telle qu’elle était bien lancée pour lui ôter la vie. Elle ne voulait pas le faire souffrir, juste le tuer. Ainsi, il ne reviendrait plus sur l’île pour les atteindre et faire monter le nombre de décès. Elle le voulait mort et enterré…

De longues heures s’étaient écoulées et le bilan était déplorable. Une bonne centaine de morts (autant d’amazones que de soldats du dieu Arès), de nombreuses guerrières grièvement blessées, des hommes effondrés contre des débris, en mauvais état, une Reine qui avait son épée plantée sous la gorge d’Arès… Il ne lui restait que très peu de temps, à ce dernier, pour passer dans l’au-delà. Personne ne connaissait l’exacte raison de cette rétraction, mais son arme s’était détachée de la gorge de son adversaire, reculant progressivement. Son pied avait été posé contre son torse, d’une force qui ne lui permettait que de remuer légèrement. Hyppolite avait été bien blessée lors de son combat, mais ne fléchissait pas. Une Amazone digne de ce nom ne devait pas montrer le moindre signe de faiblesse. C’était le cas de la souveraine. Cette dernière prononça quelques mots à son concurrent en lui proférant des menaces. S’il comptait revenir pour faire régner, à nouveau, le chaos dans un avenir proche ou lointain, Hyppolite ne lui ferait aucun cadeau : elle le tuerait…












à nos jours: 17 novembre 2014
« Attention très chère soeur, ne te reposes pas trop sur tes lauriers, tu risques de… » Faisant tomber au sol le bâton d’Artémis, Diana esquissait un fin sourire sur le coin de ses lèvres en se précipitant sur elle, son pied rencontrant le buste de son adversaire pour la faire renverser et atteindre le sol. Posant le bout de son propre bâton, non loin de sa poitrine, Diana le maintenait assez fermement, employant sa force pour qu’Artémis évite de pouvoir s’échapper. « perdre.  » Toujours aller plus loin pour se perfectionner. C’était l’une des devises de la Princesse Diana. Elle ne s’arrêtait pas aux victoires récoltées. Fière de battre son adversaire, cela ne l’empêchait pas qu’à l’instant d’après, elle vienne se retrouver dans ses appartements pour s’entraîner seule ou d’être à l’intérieur de l’arène pour affronter plusieurs de ses sœurs. « Allez viens, tu as bien mérité un peu de relaxation.  » Tendant sa main vers sa complice, celle-ci vient la prendre et se remettre sur ses deux pieds. Reprenant le bâton dans le creux de leur main, les deux guerrières se dirigèrent vers la sortie du bâtiment pour rejoindre leurs appartements.

Cela faisait quelques semaines que Diana, la fille de la Reine Hyppolite, avait été proclamée ambassadrice de la communauté des Amazones pour le monde des Hommes. Et depuis ce jour où elle avait dû se cacher pour participer à ce tournoi, elle n’avait eu qu’une seule occasion pour se rendre dans le monde des Hommes avant de rapidement revenir dans son monde natal pour y assouvir ses devoirs en tant que Princesse. Ce fut sa mère qui lui avait fait cette requête car elle estimait que leur civilisation pourrait être menacée à tout moment. Sa confrontation contre Arès restait en perpétuelle présence dans son esprit. Diana n’avait pas été mise dans la confidence. En effet, elle fut mise au monde quelques années après cette catastrophe. Chaque amazone croyait qu’elle avait été « créée » par l’essence même d’une argile rendue vivante, faite de chair, de sang et d’os par la déesse de l’amour, Aphrodite. Quelques jours après son « élection » en tant qu’Ambassadrice, Diana apprit que l’argile n’avait été qu’une légende et qu’elle était, en réalité, l’une des enfants du dieu des Dieux, Zeus. Elle en avait voulu énormément à sa mère pour ne pas lui avoir dit la vérité dès qu’elle était en âge de comprendre. Et, en évoquant Hyppolite…

L’agitation régnait dans les quartiers privés de la Reine. En présence de ses conseillères, elle attendait impatiemment l’arrivée de sa fille. Hyppolite avait envoyé une Amazone rechercher Diana pour lui confier une nouvelle qui allait se produire, assez rapidement, dans le monde des Hommes. Il était de son devoir en tant qu’ambassadrice d’aller dans le monde patriarcal sous l’image justicière de Wonder Woman. Diana avait opté pour ce pseudonyme qui lui avait paru presque évident. Au moment de son « couronnement », Hyppolite avait offert une tenue, quelque peu spéciale, à sa fille pour qu’elle puisse la porter occasionnellement. Sauf que Diana ne la portait principalement que pour ses missions, sauvetages. Elle n’irait pas se promener de la sorte sur une rue… Cela s’était passé, néanmoins, lorsqu’elle avait fait sa première apparition dans l’autre terre. Les habitants l’avaient regardé comme si elle était un être venu d’ailleurs. Totalement étrangère à leur monde, elle n’avait réalisé, que plus tard, qu’elle ne devrait pas toujours se vêtir de cette tenue. C’était ainsi qu’elle avait réussi à trouver du travail pour devenir une agent secrète… et, avec ce qu’elle percevait comme salaire, elle était apte à se faufiler dans la masse. Sauf que le problème était qu’elle était incapable de se servir d’argent. Elle n’en éprouvait pas la moindre utilité, mais il s’agissait là d’une autre histoire…

« Te voilà enfin.  » Seulement vêtue d’une tenue typiquement amazone, Diana s’était changée avant de se rendre dans les appartements de sa mère. Lorsqu’elle avait vu l’une de ses sœurs la chercher, Diana s’était tout de suite demandée ce qui se tramait. Après tout, Hyppolite ne sommait jamais la Princesse sans une raison bien particulière. Cette fois-ci n’allait pas être une exception. « Que se passe-t-il, Mère ?  » Positionnée juste devant celle-ci, elle attendait une réponse bien précise de sa maternelle. Le visage de Diana était fermé. Les sourcils froncés, elle semblait concentrée. Bras croisés contre sa poitrine, la Princesse de Paradise Island scrutait l’expression faciale de la  Reine. En silence, Hippolyte se retourna pour avoir les yeux face à la vue extérieure, faisant dos à son enfant.  « Quelque chose d’une ampleur importante est en train de se passer… Je n’en ai pas encore la confirmation, mais ça ne serait tardé… Le monde des Hommes coure un grave danger, Diana…  » Un danger ? Quel était ce danger ? Que lui cachait-elle de plus pour paraître presque… énigmatique, laissant de l’implicite s’installer dans ses dires… « Je le répète… Que se passe-t-il ? Quel est donc ce danger ? Et pourquoi s’attaquer au monde des Hommes… ? »

Hyppolite s’était tournée presque directement, rapidement aux derniers mots prononcés par sa fille. Se rapprochant d’elle, elle n’allait pas passer par quatre chemins et tout lui raconter. Tout lui raconter sans trop en dire…

« Notre monde, notre culture, notre héritage possède autant de divinités que de créatures. Elles peuvent être belles, adorables, mais d’autres sont d’autant plus horribles, sanguinaires, n’aspirant qu’à tout détruire sur leur passage pour ne laisser qu’abomination, souffrance, mort… » La Reine faisait les cent pas dans la grande pièce, les mains croisées derrière le dos. « Un monstre a été libéré dans la nature par l’un des nôtres. Une personne faisant partie intégrante de la mythologie grecque. Malheureusement, j’ignore l’auteur de cette telle liberté…  » Elle ne disait la vérité qu’à moitié. Elle n’avait pas la certitude que ce soit lui… mais cela tombait tellement sous le sens… Qui d’autre que son ancien adversaire, Arès, pourrait faire vivre une telle menace pour le monde humain en sachant que sa propre fille s’y retrouvait ? Peut-être paraissait-elle folle, mais elle ne pouvait guère s’empêcher à cette hypothèse. « Il faut que tu te rendes dans ce monde, Diana. Il faut que tu leur apportes ton aide pour l’arrêter… les arrêter. Il en va de leurs vies…  »

« Il agit déjà sous les ordres d’un inconnu ? Pourquoi ne pas m’avoir informé plus tôt, Mère ? » Un énervement non commun s’entendait dans le ton de sa voix. Elle connaissait sa mère. Son égoïsme avait dû en être la clé. Diana ne lui en voulait pas réellement au fond d’elle. Son statut de mère avait primé sur celui de Reine. Prenant les mains de sa mère dans les siennes, Diana la regarda. « Je ne risque pas de revenir aussi rapidement sur Themyscira, mais tout se passera bien. » Des derniers mots dans l’unique but de rassurer la mère qui était en elle. Néanmoins, l’une comme l’autre avait parfaitement conscience que tout ne pourrait pas bien se dérouler. Affronter des monstres, menaces mythologies, elle n’en avait pas vraiment combattu, si ce n’était quelques-uns d’entre eux se résumant à un nombre maximal de deux… Elle en avait des connaissances approfondies cependant. Elle ignorait le type de menace que c’était mais elle n’allait pas tarder à regretter de s’être attaquée à une population innocente…

Gotham City, la ville, présentement, attaquée par la menace grecque. Quelques minutes s’étaient écoulées entre son départ de Paradise Island et son arrivée dans la dite ville. Wonder Woman avait de la puissance à revendre. Sa force, ses capacités, ses aptitudes tant physiques qu’intellectuelles allaient être de mise pour cette bataille. Elle s’en donnait la parole : elle vaincra cette bataille. Qu’importe si elle devait être seule pour le faire, le résultat était là : le monstre retournera rapidement du monde dans lequel il venait et son auteur sera sévèrement puni par un dur châtiment…

Le chaos régnait dans les rues sombres de la ville. Les habitants couraient, criaient, se bousculaient dans tous les sens. Ils souhaitaient quitter la ville au plus vite. La justicière vêtue aux couleurs de l’Amérique avait demandé à un homme (qu’elle avait attrapé par le col arrière de sa chemise pour l’arrêter et le questionner) la raison d’un tel chambardement. Effectivement, un monstre attaquait bien la ville. Sa description était nette : un gigantesque chien possédant trois têtes. Wonder Woman avait reposé l’homme au sol avant de voler rapidement vers la bête. Cerbère… Il était redoutable et elle craignait les morts qu’il a dû déjà commettre… Arrivant sur le lieu du massacre, elle découvrait un homme vêtu d’un étrange costume aux tons noirs se mesurer, avec du mal, contre la bête féroce. Elle saluait le courage, la bravoure de ce dernier.

« Il est temps de passer à l’action…  »




Dernière édition par Diana Prince le Ven 28 Nov - 17:47, édité 1 fois
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Nightwing

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MessageSujet: Re: S01E01 - Les Champions de l'Olympe   Mar 18 Nov - 22:33










introduction
Gotham City. Une ville où il régnait toute sorte d'ambiance, si ce n'est celle du bon vivre. Malgré les efforts incessants d'une police quelque peu corrompue, et les efforts de son commissaire pour maintenir cette dernière à flot, Gotham n'était qu'un théâtre d'agression et de conflit en tout genre. Assister à des rixes entre agresseurs étaient devenu monnaie courante. Se retrouver sous la coupe d'un sombre chef de gang faisait partie du quotidien. Entendre les méfaits de dangereux et excentriques criminels semblait s'afficher comme une tradition aux informations du soir. De quoi faire perdre espoir à bon nombre d'habitants de cette ville, de cette métropole, aux allures maudites. Gotham pouvait-elle s'en sortir? Pouvait-elle croire un jour être capable de relever la tête? Et, par-dessus tout, parviendrait-elle à être sauvée? Telle est la certitude que certains continuent d'avoir envers leur ville. Tel est le combat qu'on choisit d'honorables policiers et de mystérieux citoyens pour redonner vie à des rues et des boulevards ayant déjà connu bien trop de morts!

Le Batman. Rédempteur ou purgateur? Voilà près de cinq années que la chauve-souris était apparue sur les toits de la métropole. Son allure sombre, son goût pour l'obscurité et son apparence terrifiante se dressèrent face à la criminalité et la corruption gangrénant l'âme de Gotham. Plus qu'un homme. Un protecteur vigilant. Un allié de la nuit. Un  justicier. Un être dont certaines légendes disaient de lui qu'il était immortel. Qu'il buvait le sang de ses victimes. Qu'il se délectait de la peur de ses proies. Une pléiade de boniments inventés par les hors-la-loi et les criminels terrorisés par la venue de cet ange vengeur aux allures de chauve-souris géante. Oui, bien des croyances et inventions naquirent en même temps que la naissance du Batman. Une certaine satisfaction pour l'homme derrière le masque qui, dans son sillage, était parvenu à faire oublier l'homme pour faire naître les prémisses de la légende. Toutefois, ce n'est pas pour autant que celui qu'on surnommait le Chevalier Noir faisait l'unanimité au sein de la populace. À la fois héros et menace, Batman ne laissait personne indifférent. Plus d'un des citoyens de Gotham brandira d'ailleurs toute la verve de sa parole pour vous dire qu'il est la malédiction à l'origine de toutes les souffrances de la ville. Qu'avant lui, la criminalité était dérangeante mais pas étouffante. Que sans sa venue, il n'y aurait jamais eu de Pingouin, de Joker, de Bane ou encore de Double-Face! Un fait qui, certes s'avérant juste, ne pouvait toutefois pas réduire uniquement à cela les agissements de la chauve-souris. La folie de ces nouveaux criminels fut le fléau du justicier. Il était le prix à payer pour le Batman afin qu'il se montre digne de libérer sa ville du mal qui l'anéantissait, tout en relevant les épreuves qui s'amoncelaient devant lui.

Fléau ou sauveur? Un débat auquel ne prenait jamais part le principal intéressé. Seule sa lutte quotidienne et perpétuelle avait d'importance à ses yeux. Il n'avait pas le luxe de pouvoir choisir d'être aimé ou d'être détesté du grand public. Qu'il soit perçu comme un dieu vivant ou comme un monstre à exorciser, ce qui importait était d'être perçu tel que Gotham avait besoin de le voir. Rien ne comptait plus que de faire ce qui était nécessaire, quel qu'en soit le prix à payer pour le justicier. Après tout, que l'on vive à Gotham ou ailleurs, une seule vérité compte réellement : il n'y a pas de place pour le bien ou pour le mal. Le cœur des Hommes est bâti sur un sombre mélange de ces deux nuances. Et, en ce sens, le Batman continuera d'agir au cœur de cet équilibre précaire, en tentant de ne jamais sombrer définitivement dans le clan des criminels qu'il s'est juré de combattre!












à nos jours: 17 novembre 2014
Il fonçait à travers les rues, la mâchoire serrée, les sirènes hurlant à tout va. Slalomant entre les voitures, ses mains dirigeaient avec fermeté le volant. Il devait faire vite. Il ne croyait pas en la réalité de cette alerte. Cela n'était humainement pas possible. Une telle chose ne pouvait exister. Et, pourtant, c'est au détour d'une rue que son véhicule déboula sur les désastres de ce théâtre morbide. Flamme, feu, hurlements, désastre et chaos…

-Nom de…

Le commissaire Gordon eut à peine le temps de braquer son volant sur la droite. De justesse, une patte monstrueusement gigantesque frappa le sol, laissant le policier indemne s'encastrer avec son véhicule dans une bouche d'incendie.

-Commissaire!!!

Un des policiers en faction, assistant à la scène, sauta par-dessus le capot d'une voiture pour courir vers le véhicule de Gordon. Tout comme son supérieur, il échappa de justesse à l'écrasement d'une des quatre pattes gigantesques qui faisaient vibrer et tonner le sol sous chacun de leur pas.
Jim tentait de reprendre un tant soit peu de contenance. Le choc entre sa tête et le volant furent assez violent. Un filet de sang s'échappait du sommet de son crâne comme unique témoin de la violence du choc subit. Une douleur lui arracha un râle accompagné d'un juron. Son sens de l'orientation fut aussi secoué que lui-même. Cette étrange et détestable sensation de ne plus rien entendre et de ne plus rien comprendre le pris d'assaut.

-Commissaire, faut pas rester-là! Allez, venez!

Le hardi policier empli de témérité ouvrit brusquement la portière et attrapa son supérieur. Un bras au-dessus des épaules de son sauveur, l'autre main posé sur son front, Gordon avança aussi rapidement que possible, laissant un véhicule se voyant soudainement écrasé et détruit par les déplacements du monstre. Courant à toute jambe, les deux hommes finirent par se retrouver derrière le périmètre de sécurité mis en place. Le temps pour Gordon de souffler une seconde, ou tout simplement le temps nécessaire pour attraper le portable trônant dans sa poche. Dos face à la menace, il ne savait pas ce qu'il devait affronter avec ses hommes mais il était sûr d'une chose : tous ne pouvaient faire face seuls face à un tel cataclysme! Malheureusement, le seul et unique espoir actuel de Jim s'envola sous les tonalités d'une ligne occupée et indisponible.

-Bon sang!

Pesta-t-il avant de se tourner vers ses officiers en faction.

-On se regroupe et on étend le périmètre de sécurité à cinq cent mètres autour de ce point. Que tous les hommes disponibles fassent évacuer les lieux immédiatement! Notre priorité est de limiter les dégâts et de contenir cette 'chose' le plus longtemps possible!

Vociférant ses ordres avec hargne, avec poigne, le commissaire observa avec une étonnante surprise l'ensemble de ses hommes s'appliquer aussitôt à la tâche. Il faut dire que face au rapport qu'on lui avait communiqué, il n'était nullement question d'affaires de gangs ou de gros caïds de la pègre. Pour une fois, tous les policiers étaient concernés. Pour une fois, aucune corruption ne pourrait sauver, ni protéger les tirs aux flancs et les pourris. Chacun devait y mettre du sien pour préserver le maximum de vies. Un message qui semblait être clair, net et compris par chacun d'entre eux. Dommage qu'il ne puisse avoir autant de satisfaction en temps normal…

-Commissaire, vous avez vu ça?

L'opulent Bullock s'arrêta aux côtés de Jim, attirant son attention en posant une main sur son épaule. Alpagué par son subalterne, Gordon tourna enfin la tête vers la menace. Pour la première fois, il visionna l'immensité de ce monstre. L'homme face à la bête… Le flic face à l'impossible… L'humain face à la fatalité…

-Pour la première fois, je regrette que votre chauve-souris ne daigne pas se bouger le cul, commissaire!
-Oui, moi aussi…


---

-Batman, vous me recevez?
-Pas maintenant, Oracle!


Les dents serrés, Batman tenait les bras d'un agresseur qui tentait de l'étrangler. D'un coup de coude dans l'abdomen de son adversaire, la chauve-souris profita que son agresseur lâche prise pour l'étaler d'un solide coup de l'arrière du crâne. Il se retourna aussi vite pour agripper les épaules de l'adjuvant, lui asséner un solide coup de genoux dans les parties et, finalement, l'envoyer valdinguer contre le mur où la tête du criminel heurta durement les briques.

-Il est là les mecs! Tirez pour tuer!!!!

La tête du chevalier noir se retourna : quatre 'soldats' armés prêt à faire feu. Vif et rapide, le justicier attrapa deux paires de batarangs qu'il envoya furtivement dans leurs mains. Fin sourire glacial de satisfaction, le sombre héros de Gotham se jeta alors sur les quatre hors-la-loi pour les asséner d'une multitude de coups précis et savamment calculé dans une vitesse et une réflexivité toujours aussi surprenante. Solides coups de coudes dans les côtes. Coups de pieds retournés au visage. Agripper un adversaire par les aisselles pour fracasser sa tête contre le sol. Ou encore aveugler un ennemi de sa cape pour ensuite l'écrouler au sol d'un coup de genou au sommet du crâne. Batman faisait preuve d'une violence ferme et sans appel, mais tout en veillant à respecter sa règle d'or : ne jamais tuer!

-Tu crois peut-être que ça va te sauver, Batman? Mais j'ai toujours un parapluie dans mon sac!

Borgne. Hideux. Petit. Rondouillard. Affreux. Le Pingouin se distinguait toujours par son manque de grâce des plus évidents. Disgracieux mais soigneux et noble dans ses tenues de grand cru. Un costard taillé sur mesure accompagnait le monocle qui garnissait l'œil endommagé de l'abject personnage. Sans oublier son éternel haut de forme, son fume-cigarette à l'odeur nauséabonde… et sa batterie de parapluies en tout genre! Tel le parapluie qu'il braquait actuellement en direction de la chauve-souris.

-Laisse tomber, Copplebot!
-Après toi, le rongeur!


Mauvais et exaspéré par le sombre héros de Gotham, le Pingouin actionna son parapluie, envoyant une lourde charge explosive en direction du Batman. Trop rapide pour qu'il n'ait le temps de dégainer son grappin, Batman plongea sur le côté et roula par terre, entraîné malgré lui contre le mur de la bâtisse par le souffle de l'explosion.

-Rien de tel qu'un bon petit feu d'intérieur pour se débarrasser des gêneurs.

D'avantage secoué que blessé, l'homme derrière le masque savait d'ores et déjà que cette petite cabriole serait encore source de nouvelles ecchymoses. Mais là n'était pas le plus important: hors de question que le Pingouin ne s'en sorte. Il était suffisamment à même de parvenir à s'évader que de cesser de l'arrêter en prime. Et puis, Batman se mentirait à lui-même s'il proclamait ne pas être à cours de patience lorsqu'un criminel lui échappait et continuait de filer faire ses petits coups en douce: il ne le supportait tout simplement pas!
Profitant de l'obscurité, Batman demeura tapis dans cette ombre qu'il affectionnait tant. Se redressant, il fureta dans les ombres du bâtiment pour se déplacer au nez et à la barbe du Pingouin. Si ce dernier pensait sortir par la grande porte, le justicier n'allait pas tarder à lui montrer qu'il faisait pleinement erreur!

-Allez, on se magne bande de mollusques! On a déjà assez perdu de temps ici!
-Oui, patron!


Répondirent tous en cœur l'ensemble des hommes de l'aristocrate criminel. Des bras chargés de caisses remplies de leur butin, les hommes de Copplebot prirent la porte d'entrée jusqu'à la zone de chargement de leur fourgon. Allées et venues, tout se déroulait dans le calme, et sans le moindre accroc… Suffisamment pour laisser l'espoir à Oswald d'être parvenu à avoir une bonne fois pour toute régler son compte au volatile gênant. Bien que, pour un homme de son intellect, se débarrasser aussi 'facilement' du Batman ne semblait que peu probable. Heureusement que son égo demeurait présent pour lui faire oublier tout sens de la logique.

-Vous croyez qu'il est vraiment mort, patron?

Fronçant un sourcil désapprobateur, le Pingouin se retourna vers son homme de main et attira brutalement son visage contre le sien.

-Tu tiens à aller vérifier par toi-même? Non? Alors ferme ta gueule et avance!

À peine eut il terminé de grogner que les roues du camion se mirent à exploser dans une jolie gerbe d'étincelles et un bruit pétaradant.
Les hommes commencèrent à s'agiter avant que trois d'entre eux ne tombent au sol après un sifflement caractéristique des armes les plus fidèles du justicier.

-C'est Batman!!!!!!!

Se retournant avec effroi, Oswlad et ses hommes purent voir l'ombre de la chauve-souris venir du ciel pour abattre son action punitive contre tous. Emporté par la colère,  le Pingouin se jeta avec ses hommes sur le justicier, se défendant efficacement avant d'être acculé par le nombre d'adversaires encore debout… Et la rage renfrognée du criminel en train de s'abattre sous des coups de parapluie sauvages et brutaux.

-Allez crève, crève Batman!!!

Continua-t-il de s'énerver, de se déchainer. Le Chevalier Noir protégea son visage d'un bras, attrapant un fumigène de l'autre. Aux cris se succédèrent les toussotements et les soupirs de suffocations. Des bruits jaillirent du nuage de fumée. Des bruits de coups secs, nets, précis. Les corps tombèrent l'un après l'autre pendant qu'une silhouette potelée courrait en direction du bâtiment. Mais ses pas ne furent pas suffisants pour atteindre la porte. Le pas. Le pas de trop avant que sa cheville ne se voit serrée et enlacée. D'un coup, le Pingouin abandonna toute fierté en se retrouvant suspendu comme un hameçon à un fil.

-Oracle, ici Batman. Le Pingouin et ses hommes sont neutralisés, envoyé la localisation à Gordon.
-Bruce, bon sang! Ca fait un quart d'heure que j'essaie de vous joindre! Mon père est en train de vivre un véritable enfer! ARRÊTEZ DE PERDRE VOTRE TEMPS ICI!!!


---

-Emmenez-les!

Gordon sortait à l'instant d'un immeuble menaçant de s'effondrer. Une femme et sa fille en pleure, accompagnées toutes les deux d'un petit nourrisson tenu contre la poitrine du commissaire. Il confia le précieux couffin à l'un de ses hommes qui emmena aussitôt les victimes à l'abri. Enfin, à l'abri… En existait-il seulement encore un face à un tel chaos? Jim ne savait pas. Jim n'en savait rien! Et plus les minutes se succédèrent, plus ce monstre faisait de dégâts.
Le filet de sang sur le front de Gordon s'était asséché de lui-même. Son éternel impair faisait partie des décombres causés par le monstre. L'une des manches de sa chemise était en lambeau, dont les morceaux de tissus se mêlèrent avec quelques coupures et autres traces sanguinolentes sur sa peau. Une fois de plus, la providence lui avait fait éviter le pire d'un frêle cheveu. Mais combien de temps pourrait-il encore compter sur une chance irréaliste et insolente?

-Désolé pour le retard, Jim!

Une voix caractéristique, que Gordon ne connaissait que trop bien. Mais s'il avait l'habitude d'accueillir son allié avec respect et politesse, c'est sanguin et vif qu'il se retourna face au Chevalier Noir.

-Nom de dieu, Batman! On peut dire que c'est pas trop tôt! C'est le chaos ici et…
-Je sais. Continuer d'évacuer la zone. Je m'en charge.
-Comment ça vous vous en char…


Mais le commissaire n'eut pas le temps de terminer sa phrase que le justicier s'envola dans les airs à l'aide de son grappin. Attaquer cette chose depuis le sol était tout simplement impossible et pure folie. Il lui fallait de la hauteur, autant pour se trouver un angle d'attaque que pour évaluer la situation. Et soyons tout bonnement franc: Batman n'avait jamais eu affaire à pareille menace!

-Batman, mes radars s'affolent ou bien c'est…
-Oui, c'est un chien gigantesque à trois têtes!
-Un… Un chien…?!
-Oracle, faites-moi une analyse sur toutes les créatures de ce type à travers les récits. Commencer par tout ce qui est mythologique. Il faut trouver un moyen de neutraliser cette masse… Avec mon arsenal, je ne pourrai que le ralentir et rien de plus si on ne sait pas où frapper!


Ordonna-t-il tout en usant de son brassard pour faire décoller et indiquer les coordonnées de sa position au Batwing.

-Je lance la recherche. Je transmets vos coordonnées à Nightwing et Batwoman?
-Non. Envoyez-les près de Gordon. Il faut sauver et protéger au maximum la population. Je m'occuperai de le contenir, faites-moi confiance.
-Bien reçu Batman, et…
-Votre père va bien, Barbara.


Sans rien ajouter d'autres, la chauve-souris s'arma de son gel explosif d'une main, tendant l'autre vers le dos du monstre. D'un bruit sourd, son grappin s'envola pour s'ancrer dans la peau du monstre. Batman se laissa hisser jusqu'au sommet de la créature. Il prit quelques secondes pour se stabiliser avant d'enlever son grappin. Courant le long de la colonne vertébrale en direction des têtes, le justicier répandit une longue trainée de gel sur les poils de l'animal. Efficacité concrète ou simple perte de temps? Le meilleur moyen de savoir était de tenter! Toutefois, arrivé au niveau des trois têtes, Batman commença à perdre l'équilibre et tenta de se maintenir d'une poigne ferme et solide agrippé aux poils de l'énorme chien.

-Voyons voir si t'es du genre explosif, molosse!

Marmonna-t-il en serrant la batterie de gel dans ses doigts, prêt à presser sur le bouton à l'instant même où les brusques et gigantesques mouvements de tête de la créature lui firent perdre le précieux accessoire. Tentant de s'accrocher de ses deux mains, le héros de Gotham finit par lâcher prise. Son corps atterrit lourdement sur le sol, et il n'eut pas trois de trois roulades pour finalement s'arrêter, une main et un genou à terre tout en regardant la bête. Déchainée, enragée et haineuse. Comment ne pas l'être si une armée d'hommes et ensuite un justicier zélé passaient leur temps à vouloir s'en prendre à vous?
Malheureusement pour la bête, le justicier masqué n'avait pas le temps de s'occuper de ses éventuels états d'âmes. Il fallait arrêter les dégâts, arrêter les massacres. Il rassembla plusieurs bombes fumigènes qu'il envoya valser haut dans les airs, à hauteur des trois têtes, laissant alors apparaître dans un boum un immense nuage de fumée. Cela ne semblait nullement au goût du monstre, mais l'homme sous le masque savait que cela ne servirait certainement pas à réellement l'aveugler longtemps, surtout vue son énorme taille. Il profita tout simplement du laps de temps fourni pour courir vers les pattes de la menace. Il se jeta au sol, effectua un rouler-bouler et récupéra, dans son mouvement, son précieux détonateur de gel. Sans hésitation, Batman appuya aussitôt sur son gadget, qui fit naître subitement une immense gerbe explosive dans un vacarme assourdissant.
Hurlant de rage, et/ou de douleur, le monstre accueillit l'initiative du chevalier dans de puissants grognements alors que ses pattes se secouèrent dans tous les sens, dont l'une d'entre elle s'apprêtait à s'affaisser sur le Batman sans même laisser l'opportunité à ce dernier d'avoir le temps de prendre la fuite, et d'échapper à un sort certainement funeste…


 

 

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MessageSujet: Re: S01E01 - Les Champions de l'Olympe   Mer 26 Nov - 19:19










Dompter un animal tel que Cerbère n’était pas une chose aisée, d’autant plus que personne n’avait réussi, si ce n’était le dieu des Enfers,  Hadès. La créature grecque gardait l’entrée des Enfers afin d’empêcher les morts de pouvoir en sortir. Son devoir était parfaitement exécuté, mais parfois, il n’eut guère le choix que de laisser ces dieux tels qu’Héraclès retrouver le monde des vivants. Wonder Woman n’était pas une dompteuse et ne possédait pas un plan infaillible pour arrêter la bête féroce. Son improvisation pourrait faire la différence et ne devrait compter que sur l’efficacité de son lasso pour pouvoir attraper la bête et l’envoyer se balader dans un autre endroit (du moins, en théorie car, pour la pratique, c’était autre chose) ou encore user de ses capacités au combat, d’utiliser toutes les techniques apprises sur Themyscira pour lui faire bien mal. Cerbère était un adversaire de taille et la Princesse de Paradise Island ne se rendait pas sur le champ de bataille avec une assurance à toute preuve. Son regard était dur, concentré, sans faille. Le sort de Gotham City était en jeu et il ne fallait rien laisser passer.

La mythologie grecque ne devait pas être connue, profondément, par le peuple américain. Du moins, la population devait connaître les principales divinités qui y régnaient, mais moins les créatures de ce monde. Wonder Woman l’ignorait, mais les humains pouvaient connaître cette mythologie, ces créatures ainsi que d’autres de par les interprétations, représentations, réalisées durant toutes ces années. En passant par des animations adaptées aux enfants et sur des films cinématographiques plus poussés prévus pour des personnes ayant atteint un âge pour pouvoir les regarder. L’Amazone pourrait être étonnée par les connaissances de chacun et elle n’en dirait rien car elle avait encore des tas de choses à apprendre des Hommes. Au fond d’elle, elle était convaincue que son aventure dans ce monde patriarcal serait très riche en connaissances et en rencontres…

Volant vers la ville de Gotham City, les yeux de Wonder Woman vaguaient sur les rues qu’elle traversait, sur les femmes, hommes, enfants qui tentaient de quitter rapidement la ville pour ne pas avoir à faire la rencontre de la bête qui était en train de s’acharner sur leur cité. Diana aurait vivement aimé les aider à évacuer les alentours, mais Cerbère était sa priorité. Il restait une menace trop importante. Le temps qu’elle perdrait à éloigner la population de la ville serait un temps qu’elle aurait pu utiliser pour contrer l’animal. Décision prise, non pas sans conséquences, la guerrière continuait sa route pour rejoindre le champ de bataille. Ses oreilles sifflaient et elle ne pouvait qu’entendre les grognements, les cris de la bête. Cependant, durant ce chemin-là, la jeune mi- déesse avait porté secours à deux petits enfants, visiblement embêtés par deux aînés. Qui étaient-ils ? Elle l’ignorait, mais à peine s’était-elle posée au sol que les deux grands garçons s’encourraient à toute vitesse. Les sourcils haussés, un manque d’incompréhension se lisait dans les iris de la brune. Remerciée par les enfants, elle n’eut le temps que de leur adresser un sourire et de leur lancer quelques petits mots en leur disant de bien faire attention à eux et de vite rejoindre leurs parents, avant de reprendre la voie des airs.

« Par Héra… »

Le lasso de l’Amazone entrait en action. En effet, en arrivant près du champ de bataille, elle vit très nettement un homme en mauvaise posture. Cerbère était sur le point de l’écraser avec l’une de ses grosses pattes. Il n’avait pas fallu plus d’une seconde à la Princesse de l’Île pour faire tournoyer son long lasso au-dessus d’elle avant de le lancer vers cet homme. Ne ratant jamais sa cible, Diana resserra le lasso autour de l’individu et le ramena vivement vers elle. Ils n’avaient aucunement le temps pour faire des présentations et Cerbère n’était pas clément pour faire la moindre pause. Les deux justiciers n’allaient avoir de répit que lorsqu’il sera hors d’état de nuire. Pour le moment, tout ce dont elle était certaine : elle devrait ramener Cerbère directement à Hadès et avoir des explications quant à sa libération et de le lâcher, ainsi, d’une telle sorte, dans le monde des Hommes. Quel était donc le but recherché ? Une question qui allait rester sans réponses. Wonder Woman desserra le lien du lasso autour de l’homme avant de rapidement s’élancer en direction de la bête. Elle se posa lourdement contre son dos, ses poings se serrant sur les poils de l’animal.

« Ta place est auprès d’Hadès et tu y retourneras ! »

En employant toute sa force, elle tentait de maintenir la bête à la même place. C’était très compliqué. Cerbère ne cessait de se débattre, de se remuer dans tous les sens. Ses trois têtes essayaient d’attraper la guerrière… De toutes les manières, se battre contre lui, ça n’allait pas être d’une aide…

« J’ignore ce que vous lui avez fait, mais ce n’était pas un acte très judicieux.  »

Des mots adressés au justicier vêtu de noir, à l’image d’une chauve-souris. En ayant reçu des facultés, des capacités en provenance direct de plusieurs dieux, la déesse de la chasse, des animaux et de la lune, Artémis, lui avait conféré un pouvoir qui allait certainement leur être utile à cet instant précis… Un pouvoir que Diana n’avait jamais utilisé et dont elle ignorait son fonctionnement… Communiquer avec les animaux n’était pas un don qui se connaissait et qui était possible pour tout à chacun. Cette communication demandait une expérience, un entraînement et même si elle le voudrait, elle doutait pouvoir être assez efficace pour se faire entendre par Cerbère. Après tout, il n’était pas un animal comme les autres.

« Il s’appelle Cerbère et il est le gardien de l’entrée des Enfers. Ne me posez pas de questions maintenant. Il faut l’arrêter. Trouver un moyen de l’endormir… »

S’il était endormi, elle aurait assez de temps pour le ramener auprès d’Hadès. C’était la seule idée qui lui avait traversé l’esprit et elle n’allait pas réussir à garder le rythme en se faisant autant secouer par la créature mythologique. Néanmoins, Diana se tenait toujours à lui. Elle était très résistante et elle était bien capable de rester sur son dos pour tenter de le « calmer » pendant encore quelques minutes…

« Ou de l’étouffer… » Avait-elle murmuré dans un souffle.

Le visage de Diana se tourna à l’encontre du chevalier noir. Son regard lui indiquait de rapidement la rejoindre et de se tenir bien fermement sur le dos du chien. L’animal n’allait pas apprécié et ferait tout pour qu’ils le relâchent. Aucun être vivant n’apprécierait un tel acte. L’Amazone glissait le long du bas du dos de la bête en évitant d’être en contact avec sa queue… non pas de chien, mais de dragon… Sa main était tendue vers, à présent, son partenaire pour l’aider à rejoindre le haut du dos de Cerbère. Qu’importaient les différences, les ignorances… Les deux faisaient face à un seul adversaire. Cet adversaire menaçait la ville du Chevalier Noir et il n’aurait pas la force nécessaire pour l’arrêter. Qu’importait s’il serait d’accord ou non, Diana s’en moquait bien. Ils devraient s’unir pour l’emporter.

« L’union fait la force. A deux, nous réussirons à l’arrêter. »

De petites paroles pour présenter un peu la chose avant d’entrer dans le vif du sujet. Les têtes de l’animal gigotaient et ne cessaient de se tourner pour attraper, avec leurs dents acérées, les deux jeunes personnes. Ces dernières devraient rapidement trouver un moyen pour limiter, stopper les dégâts et éviter d’être dévorés par la créature…


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